Nuit Blanche 2016 – Bulk Garden

 

Invité dans le parcours de la Nuit Blanche 2016 à Paris, le jardin en transit BULK GARDEN, se métamorphose pour l’occasion. 

 

Illuminé de vert et les branchages balayés par le vent, la forêt de Ginkgo s’anime aux sons des vers amoureux et sensuels du poète japonais Shuntarö Tanikawa 

 

« Le corps est attiré par un autre corps

L'attrait du coeur vient après celui du corps

Les peaux se touchent 

Les paroles viendront ensuite

La beauté et la laideur n'existent pas

Il en est ainsi depuis la nuit des temps

 

Dans une chambre sombre au crépuscule, 

la sueur luisante, la respiration haletante,

il n'y a rien pour commencer une nouvelle vie

 

Dans ce moment silencieux, 

la musique se mêle calmement

 

Les instruments à cordes comme une foule

Les instruments à vent comme une prédiction

 

Le coeur et la langue se déchirent 

C'est comme un présage arrivé trop tôt »

 

 

 

 

Image

Image

Image

Image

Image


Bulk Garden – Cité de la Mode et du Design – Paris

Le jardin en vrac, en attente …

Un clin d’œil à l’usage premier des docks :

Espace de transit, de stockage, de passage.

L’idée est de proposer un stockage d’arbres qui forme un vallon.

Tout en créant un paysage …

Comme une pépinière en attente, dans la trémie qui descend vers la Seine,

une micro-forêt de Ginkgo Biloba, l’arbre aux quarante écus, rescapé d’Hiroshima, symbolise la nature en danger, exploitée mais toujours forte et capable de s’adapter …

Organisé et designé comme un chantier, ce morceau de paysage éphémère et factice nous interroge sur la place que nous voulons bien accorder au monde végétal.

Des big-bags, remplis de copeaux d’écorce de pins, contiennent chacun un Ginkgo biloba de 2m50/ 3m de haut (en conteneur).

 

 

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image


Jardin du FRAC Centre à Orléans

Le jardin du FRAC CENTRE s’inspire et se veut complémentaire de l’extension architecturale.
En réponse aux extractions proposées par les architectes, nous créons une faille, un creux, un élément de topographie inversé. Cette faille intègre les différents éléments du programme tout en atténuant leur présence; ainsi cet espace de jardin reste calme, apaisé tout en étant surprenant:
— de part sa forme d’abord : un plateau traversé d’une faille et son mobilier qui ne crée pas d’émergence
— de part ses couleurs aussi, une gamme sourde, voire sombre autant pour les végétaux que les revêtements de sols
— de part le choix de l’utilisation des végétaux: 3 variétés seulement mais à la présence et à la singularité forte
— de part sa mise lumière qui met en relief la singularité du jardin

Les 400m2 du jardin sont donc coupés en deux par cette faille qui délimite deux espaces: côté bâtiment, un espace minéral prolongement de la salle d’exposition temporaire duquel démarre les deux accès à l’intérieur de la faille.

De l’autre côté de la faille, encadrée par les murs anciens, une prairie d’ophiopogons ponctuée de lis roses (lilum martagon) et de quelques sumacs épars. On descend dans la faille soit par des emmarchements, soit par une rampe qui la rend accessible aux PMR. Creusé dans le sol actuel, en décaissé de l’existant, les contours dessinent des zones d’assises (bancs) et des plateaux. Ces plateaux peuvent être utilisés comme table, ils sont aussi support des végétaux échappés de la prairie arrière.

Imaginée comme un cratère, cette faille induit les matériaux que nous pensons utiliser (gravier de pouzzolanne (rouge brique) au sortir du bâtiment, rampe d’accès dans les creux en béton (grise), plateau et paroi des tables, bancs en acier corten, enfin, gravier sombre en fond de faille. L’ophiopogon est une herbe basse, persistante et brillante, au feuillage dense en touffe et à la floraison blanche; la variété ‘Nigrescens’ que nous choisissons est très spécifique, et comme son nom l’indique, le feuillage est presque noir. Au printemps, sur leurs hautes tiges, les lis émergeront de la masse sombre; leur délicatesse et leur parfum annonceront la nouvelle saison.

Enfin, des sumacs à la silhouette tortueuse ombrageront le jardin par endroits; en automne leur feuillage flambloyant égaiera la prairie avant de devenir des sihouettes durant l’hiver.
De nuit la mise en lumière éclaire seulement la faille et les cratères qu’elle dessine; en fond un halo rasant se diffuse sur les murs de pierre.

Image

Image

Image

Image

Image

Image


Le parc des Tanneries à Amilly

Voir évoluer la friche ... 
2 objectifs pour ce jardin: 
- Accompagner la programmation artistique
- Proposer des aménagements progressifs et différents à chaque saison pour aboutir à une vision à long terme de l' évolution des lieux.

Le projet prendra en compte des moyens limités en terme économique mais aussi et surtout les capacités propres aux milieux existants. Nous proposons de laisser évoluer par eux-mêmes les ripisylves, les boisements et la prairie, tout en guidant cette évolution dans le temps.

En permettant et acceptant la reconquête des lieux localement par la friche, le site s' enrichit de nouvelles espèces et produit une épaisseur végétale dans laquelle de nouveaux paysages peuvent être «sculptés» par des moyens simples de gestion organisée.

Sans intervention, les milieux «ouverts» auront d' abord tendance à se refermer: une strate d'herbes hautes, qui s' envahit ensuite d'essences ligneuses comme des cornouillers, des saules marsault, des ronces et les pousses de jeunes arbres issus des semenciers existants.

Une succession de formations végétales, spécifiques de ces milieux (et nous aurons la surprise de cette nouvelle biodiversité) va transformer le paysage. L' évolution naturelle vers le climax étant la forêt...

En travaillant sur les fréquences des fauches, tontes et intervention ponctuelles de défrichage, on arrête localement l' évolution des formations végétales à un certain stade, en découpant par exemple des clairières d' herbe tondues dans des fourrés arbustifs, des chemins dans une lisière, des axes dans les sous-bois.

En maîtrisant ponctuellement par des fauches et des tailles, et selon un plan prédéfini, l' évolution spontanée de la végétation, on pourra ainsi transformer d' année en année le paysage du site pour créer des cheminements, des axes, des vues sur les bâtiments, sur la rivière ou sur le paysage, des lieux mettant en scène des installations d' oeuvres artistiques.

Ce paysage en constante évolution et répondant à la programmation artistique prolongera à l' extérieur le propos du centre d' art contemporain dont les oeuvres exposées, contrairement à des objets posés dans un espace muséal, s' inspirent pleinement des qualités intrinsèques du site.

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image