Nuit Blanche 2016 - Bulk Garden

 

Invité dans le parcours de la Nuit Blanche 2016 à Paris, le jardin en transit BULK GARDEN, se métamorphose pour l’occasion. 

 

Illuminé de vert et les branchages balayés par le vent, la forêt de Ginkgo s’anime aux sons des vers amoureux et sensuels du poète japonais Shuntarö Tanikawa 

 

« Le corps est attiré par un autre corps

L'attrait du coeur vient après celui du corps

Les peaux se touchent 

Les paroles viendront ensuite

La beauté et la laideur n'existent pas

Il en est ainsi depuis la nuit des temps

 

Dans une chambre sombre au crépuscule, 

la sueur luisante, la respiration haletante,

il n'y a rien pour commencer une nouvelle vie

 

Dans ce moment silencieux, 

la musique se mêle calmement

 

Les instruments à cordes comme une foule

Les instruments à vent comme une prédiction

 

Le coeur et la langue se déchirent 

C'est comme un présage arrivé trop tôt »

 

 

 

 

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Bulk Garden - Cité de la Mode et du Design - Paris

Le jardin en vrac, en attente …

Un clin d’œil à l’usage premier des docks :

Espace de transit, de stockage, de passage.

L’idée est de proposer un stockage d’arbres qui forme un vallon.

Tout en créant un paysage …

Comme une pépinière en attente, dans la trémie qui descend vers la Seine,

une micro-forêt de Ginkgo Biloba, l’arbre aux quarante écus, rescapé d’Hiroshima, symbolise la nature en danger, exploitée mais toujours forte et capable de s’adapter …

Organisé et designé comme un chantier, ce morceau de paysage éphémère et factice nous interroge sur la place que nous voulons bien accorder au monde végétal.

Des big-bags, remplis de copeaux d’écorce de pins, contiennent chacun un Ginkgo biloba de 2m50/ 3m de haut (en conteneur).

 

 

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O.N.E. Mile Detroit

O.N.E. Mile (the Oakland North End Mile project) seeks to transform a linear stretch of Oakland Avenue into a vibrant cultural landscape in Detroit’s historic North End.

The goal of the projected micro-architectural interventions is to highlight the visionary creative legacy that defined Detroit and to render explicit the city’s impact on America’s musical vanguard. Without nostalgia or memorialization, O.N.E. Mile seeks to activate art and design in what was once arguably the most influential cultural district in the city.

To that end, the project will establish a network of varied and complementary protagonists from the disciplines of architecture, music, art and community advocacy to turn a series of underused but historically significant spaces into experimental sites of social activity.

Ephemeral cultural infrastructures produced using contemporary design and fabrication methods will host workshops, lectures and musical performances over the course the 2014 - 2015 summer seasons. Most importantly, perhaps, the planning process will be treated as programming, encouraging participants and residents to take a fresh look at the spatial potentials of marginalized sites and to collectively imagine a more playful, dynamic future.

 

Image - Illustration: Rachel Mulder

Illustration: Rachel Mulder

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Jardin du FRAC Centre à Orléans

Le jardin du FRAC CENTRE s’inspire et se veut complémentaire de l’extension architecturale.
En réponse aux extractions proposées par les architectes, nous créons une faille, un creux, un élément de topographie inversé. Cette faille intègre les différents éléments du programme tout en atténuant leur présence; ainsi cet espace de jardin reste calme, apaisé tout en étant surprenant:
— de part sa forme d’abord : un plateau traversé d’une faille et son mobilier qui ne crée pas d’émergence
— de part ses couleurs aussi, une gamme sourde, voire sombre autant pour les végétaux que les revêtements de sols
— de part le choix de l’utilisation des végétaux: 3 variétés seulement mais à la présence et à la singularité forte
— de part sa mise lumière qui met en relief la singularité du jardin

Les 400m2 du jardin sont donc coupés en deux par cette faille qui délimite deux espaces: côté bâtiment, un espace minéral prolongement de la salle d’exposition temporaire duquel démarre les deux accès à l’intérieur de la faille.

De l’autre côté de la faille, encadrée par les murs anciens, une prairie d’ophiopogons ponctuée de lis roses (lilum martagon) et de quelques sumacs épars. On descend dans la faille soit par des emmarchements, soit par une rampe qui la rend accessible aux PMR. Creusé dans le sol actuel, en décaissé de l’existant, les contours dessinent des zones d’assises (bancs) et des plateaux. Ces plateaux peuvent être utilisés comme table, ils sont aussi support des végétaux échappés de la prairie arrière.

Imaginée comme un cratère, cette faille induit les matériaux que nous pensons utiliser (gravier de pouzzolanne (rouge brique) au sortir du bâtiment, rampe d’accès dans les creux en béton (grise), plateau et paroi des tables, bancs en acier corten, enfin, gravier sombre en fond de faille. L’ophiopogon est une herbe basse, persistante et brillante, au feuillage dense en touffe et à la floraison blanche; la variété ‘Nigrescens’ que nous choisissons est très spécifique, et comme son nom l’indique, le feuillage est presque noir. Au printemps, sur leurs hautes tiges, les lis émergeront de la masse sombre; leur délicatesse et leur parfum annonceront la nouvelle saison.

Enfin, des sumacs à la silhouette tortueuse ombrageront le jardin par endroits; en automne leur feuillage flambloyant égaiera la prairie avant de devenir des sihouettes durant l’hiver.
De nuit la mise en lumière éclaire seulement la faille et les cratères qu’elle dessine; en fond un halo rasant se diffuse sur les murs de pierre.

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