Bulk Garden – Cité de la Mode et du Design – Paris

Le jardin en vrac, en attente …

Un clin d’œil à l’usage premier des docks :

Espace de transit, de stockage, de passage.

L’idée est de proposer un stockage d’arbres qui forme un vallon.

Tout en créant un paysage …

Comme une pépinière en attente, dans la trémie qui descend vers la Seine,

une micro-forêt de Ginkgo Biloba, l’arbre aux quarante écus, rescapé d’Hiroshima, symbolise la nature en danger, exploitée mais toujours forte et capable de s’adapter …

Organisé et designé comme un chantier, ce morceau de paysage éphémère et factice nous interroge sur la place que nous voulons bien accorder au monde végétal.

Des big-bags, remplis de copeaux d’écorce de pins, contiennent chacun un Ginkgo biloba de 2m50/ 3m de haut (en conteneur).

 

 

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Jardin du FRAC Centre à Orléans

Le jardin du FRAC CENTRE s’inspire et se veut complémentaire de l’extension architecturale.
En réponse aux extractions proposées par les architectes, nous créons une faille, un creux, un élément de topographie inversé. Cette faille intègre les différents éléments du programme tout en atténuant leur présence; ainsi cet espace de jardin reste calme, apaisé tout en étant surprenant:
— de part sa forme d’abord : un plateau traversé d’une faille et son mobilier qui ne crée pas d’émergence
— de part ses couleurs aussi, une gamme sourde, voire sombre autant pour les végétaux que les revêtements de sols
— de part le choix de l’utilisation des végétaux: 3 variétés seulement mais à la présence et à la singularité forte
— de part sa mise lumière qui met en relief la singularité du jardin

Les 400m2 du jardin sont donc coupés en deux par cette faille qui délimite deux espaces: côté bâtiment, un espace minéral prolongement de la salle d’exposition temporaire duquel démarre les deux accès à l’intérieur de la faille.

De l’autre côté de la faille, encadrée par les murs anciens, une prairie d’ophiopogons ponctuée de lis roses (lilum martagon) et de quelques sumacs épars. On descend dans la faille soit par des emmarchements, soit par une rampe qui la rend accessible aux PMR. Creusé dans le sol actuel, en décaissé de l’existant, les contours dessinent des zones d’assises (bancs) et des plateaux. Ces plateaux peuvent être utilisés comme table, ils sont aussi support des végétaux échappés de la prairie arrière.

Imaginée comme un cratère, cette faille induit les matériaux que nous pensons utiliser (gravier de pouzzolanne (rouge brique) au sortir du bâtiment, rampe d’accès dans les creux en béton (grise), plateau et paroi des tables, bancs en acier corten, enfin, gravier sombre en fond de faille. L’ophiopogon est une herbe basse, persistante et brillante, au feuillage dense en touffe et à la floraison blanche; la variété ‘Nigrescens’ que nous choisissons est très spécifique, et comme son nom l’indique, le feuillage est presque noir. Au printemps, sur leurs hautes tiges, les lis émergeront de la masse sombre; leur délicatesse et leur parfum annonceront la nouvelle saison.

Enfin, des sumacs à la silhouette tortueuse ombrageront le jardin par endroits; en automne leur feuillage flambloyant égaiera la prairie avant de devenir des sihouettes durant l’hiver.
De nuit la mise en lumière éclaire seulement la faille et les cratères qu’elle dessine; en fond un halo rasant se diffuse sur les murs de pierre.

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Le parc des Tanneries à Amilly

Voir évoluer la friche ... 
2 objectifs pour ce jardin: 
- Accompagner la programmation artistique
- Proposer des aménagements progressifs et différents à chaque saison pour aboutir à une vision à long terme de l' évolution des lieux.

Le projet prendra en compte des moyens limités en terme économique mais aussi et surtout les capacités propres aux milieux existants. Nous proposons de laisser évoluer par eux-mêmes les ripisylves, les boisements et la prairie, tout en guidant cette évolution dans le temps.

En permettant et acceptant la reconquête des lieux localement par la friche, le site s' enrichit de nouvelles espèces et produit une épaisseur végétale dans laquelle de nouveaux paysages peuvent être «sculptés» par des moyens simples de gestion organisée.

Sans intervention, les milieux «ouverts» auront d' abord tendance à se refermer: une strate d'herbes hautes, qui s' envahit ensuite d'essences ligneuses comme des cornouillers, des saules marsault, des ronces et les pousses de jeunes arbres issus des semenciers existants.

Une succession de formations végétales, spécifiques de ces milieux (et nous aurons la surprise de cette nouvelle biodiversité) va transformer le paysage. L' évolution naturelle vers le climax étant la forêt...

En travaillant sur les fréquences des fauches, tontes et intervention ponctuelles de défrichage, on arrête localement l' évolution des formations végétales à un certain stade, en découpant par exemple des clairières d' herbe tondues dans des fourrés arbustifs, des chemins dans une lisière, des axes dans les sous-bois.

En maîtrisant ponctuellement par des fauches et des tailles, et selon un plan prédéfini, l' évolution spontanée de la végétation, on pourra ainsi transformer d' année en année le paysage du site pour créer des cheminements, des axes, des vues sur les bâtiments, sur la rivière ou sur le paysage, des lieux mettant en scène des installations d' oeuvres artistiques.

Ce paysage en constante évolution et répondant à la programmation artistique prolongera à l' extérieur le propos du centre d' art contemporain dont les oeuvres exposées, contrairement à des objets posés dans un espace muséal, s' inspirent pleinement des qualités intrinsèques du site.

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Hôtel Sezz St Tropez

“C’est un pays magique. La terre, l’air, le climat, l’ensoleillement, tout est réuni ici pour que la nature s’expose dans toute sa richesse, dans toutes ses exubérances.  En réalité, tout était déjà là, ou presque ; il suffisait de choisir, d’ordonner, d’enrichir par touches délicates”, confie le paysagiste Christophe Ponceau, dont on connaît la science du paysage, le goût des jardins.

Et qui joue, ici, au Sezz Saint-Tropez, une partition où s’organisent la liberté végétale et les formes taillées.
Il s’agissait avant tout d’isoler les 11. 000 m2 que représente l’emprise au sol du Sezz Saint-Tropez. Non pas d’en faire un espace clos, mais de lui conférer son autonomie, d’en marquer les limites sans ruptures ni agressivité avec l’environnement.

Le long de la route des Salins, une longue palissade de bois qui semble être là de toute éternité. D’autant qu'elle est bordée de lauriers retaillés et de massifs d’iris à la présence, semble-t-il immémoriale.

Les trois autres faces du terrain sont bordées de massifs qui mélangent  mimosas, arbousiers, lentisque et fillaires,  ponctués de majestueux pins parasol.

Dès l’arrivée, en garant son véhicule au parking, le visiteur est saisi par les senteurs entêtantes dégagées par les grands eucalyptus et les d’éléagnus qui cernent leurs pieds pris dans une prairie  de fines graminées jaunes.

Le ton est d’emblée donné, nous voici au cœur d’un jardin surprenant.

Au cœur de l’ensemble, la piscine où, la tendant d’une longue ligne de palmiers, Christophe a joué le dépaysement, l’exotisme, l’affrontement de l’ombre et de la lumière.
A partir de là, en empruntant un lacis de petits chemins en sable stabilisé, se met en place une promenade au fil de jardins à l’identité spécifique, mais à l’harmonie évidente.
A l’approche des maisons, s’offrent au regard des petits bouquets d’arbustes et de graminées plus sauvages et spontanées, et dont les floraisons successives créent des atmosphères visuelles alternant le jaune, l’orange et le blanc.

Chaque chambre possède son propre jardin. Une vaste pelouse isolée du reste du monde par une haie d’arbustes denses, au feuillage bleuté, scandés de mimosas aux tonalités différentes. Au fond du jardin, des rosiers sauvages ponctuent l’ensemble de taches de couleur vives.

Lauriers, pins parasol, mimosas, eucalyptus, palmiers…à l’évidence, le paysage composé par Christophe est l’expression hautement civilisée d’un jardin sudiste.
Seule rupture volontaire avec le paysage, le spa. Pour y accèder, un petit jardin exotique et à l’intérieur un jardin calme propice à la détente, à la sérénité, à l’abandon. Comme un grand écart qui projetterait la Provence aux confins de tous les orients, le proche comme l’extrême…

Le jardin – paysage de Christophe joue de la luxuriance et de la discrétion, de la richesse et de la simplicité, de l’ordre et de l’aventure. Soit la résolution du vieux débat entre nature et culture.

Image - Dessin : Patrick Lemordan

Dessin : Patrick Lemordan

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